Le yoga, c’est quoi?

"Yoga" signifie "union" en sanscrit

Union peut être compris comme connaissance, intégration et alignement de soi-même (corps physique, corps mental, corps énergétiques) et de soi par rapport à l’univers.

La philosophie du yoga propose un chemin vers la liberté ou la paix spirituelle (le mot « spirituel » est dépourvu de connotation religieuse dans son acception sanscrite, nous ne disposons malheureusement pas de traduction optimale pour ces concepts étrangers qu’il faut des pages à expliquer correctement).

Ce chemin est détaillé par Patanjali (un grand papa du yoga) en 7 axes qui expliquent le processus d’involution de la conscience depuis le monde extérieur vers notre corps physique puis notre monde intérieur. Un peu comme si on retirait la peau, puis les différentes couches d’un oignon jusqu’à son coeur, où l’état de samhâdi (= paix absolue, vacuité, union avec l’univers) est possible.

Qui aurait pensé que la fusion dans le cosmos était au centre d’un oignon?

Les 7 axes du yoga vers le Samhâdi

1. yama

Les lois universelles de la vie

2. Niyama

Les règles de vie

3. Asana

Les postures physiques

4. prânâyâma

Les exercices respiratoires

5. pratyâhâra

Le retrait des sens (l’intériorisation)

6. dhâranâ

La constance de l’esprit (la concentration)

7. dyhâna

La méditation

samhâdi

la paix totale de l’esprit (fusion cosmique)

Du coup, je fais de la gym ou je me connecte avec l'univers?

 

Eh ben, un peu des deux !

D’après la tradition yogique, le travail d’union (= cohérence corps – esprit – âme) commence par le travail, pragmatique, du corps : par la pratique d’asana (3).

Donc que vous vouliez faire du bien à votre corps ou unifier votre incarnation avec l’univers, le point de départ est le même et la marche à suivre identique : comprendre le fonctionnement de son corps pour pouvoir le guider vers son alignement optimal.

Dans un cours de yoga vinyasa, vous pratiquez des asana : je vous propose donc une série de postures (asana) qui vous permettent de développer souplesse, force, stabilité. Vous optimisez votre potentiel corporel et gagnez en liberté.

Un peu comme en gym, en fitness ou en cirque.

 

 

Lorsque vous faites du yoga (quel qu’en soit le type), on vous demande de contrôler votre respiration en la synchronisant avec le mouvement. 

Vous sollicitez alors votre concentration et apprenez à utiliser la respiration pour contrôler votre état mental (vous calmer, vous énergiser). 

Un peu comme en cohérence cardiaque, breathwork, braingym.

On vous demande enfin d’observer, de prendre conscience de votre corps depuis l’extérieur (comment je me déplace dans l’espace) et depuis l’intérieur (comment ça bouge là-dedans?).

  Vous êtes ainsi amenés à exercer votre intelligence sur votre pratique ainsi qu’à conscientiser les mécanismes à l’oeuvre sous votre peau (engagement de tel ou tel muscle). 

Vous identifiez ainsi les patterns déficitaires de votre corps et les remplacez par de nouveaux schémas qui vous font du bien et sont plus efficaces et bénéfiques. 

Un peu comme les danseurs, les acrobates, les jongleurs, etc.

Le yoga se révèle donc être une pratique difficile à classer pour nos cerveaux occidentaux, qui réunit – entre autres –  science du mouvement, neurosciences, physiologie, développement personnel.

 

Chacun prend ce qu’il veut et ce dont il a besoin là-dedans.

Peu de gens commencent le yoga avec pour objectif de se connecter avec le cosmos et de vivre le samhâdi. Ca tombe bien : quand vous faites du yoga, on vous demande juste de faire de votre mieux (just do it!). Lorsque vous pratiquez le yoga de cette manière, vous expérimentez de petits moments, de petits fragments de cet état de calme absolu, d’équilibre, de plein et de vacuité à la fois qui caractérise l’état de samhâdi. Au fil du temps et de la pratique, ces moments fugaces deviennent plus fréquents et plus longs. Vous y devenez aussi plus attentifs et sensibles.

Même s’il n’est pas vécu dans sa totalité par tous (on n’a pas tous l’emploi du temps d’un moine bouddhiste), cet état de samhâdi, Graal du yogi, va venir asperger votre pratique de ses paillettes, puis l’en inonder si vous persévérez.

N’importe quelle pratique peut être spirituelle ou ne pas l’être, cela ne dépend que de la façon dont nous faisons les choses.

Envie de commencer l’aventure ?